Dernière modification : 07 Mai 2012
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La biodiversité, une richesse à protéger !

Les « Écosystèmes forestiers exceptionnels »

Susceptibles de disparaître à court terme, ces écosystèmes contribuent de manière exceptionnelle à la conservation de la diversité biologique sur notre territoire. Ils regroupent trois types de forêts, soit les forêts anciennes, les forêts rares et les forêts refuges abritant des espèces menacées ou vulnérables. Notre territoire compte huit écosystèmes forestiers exceptionnels totalisant une superficie de 332 hectares, soit moins de 0,1 % de la superficie forestière totale. Seulement deux de ces sites, soit les monts Caribou et Oak de St-Joseph-de-Coleraine, sont associés à une aire protégée. Ainsi, 110 hectares de forêts exceptionnelles sont présentement en situation précaire et nécessitent l'application de mesures de protection.

Les « Espèces menacées ou vulnérables »

On qualifie « d'espèce vulnérable » une espèce fragile dont on ne craint pas encore la disparition alors qu'on qualifie « d'espèce menacée » celle dont nous avons de bonnes raisons de craindre la disparition. Leur situation étant toutes deux critique, les espèces menacées ou vulnérables doivent inévitablement bénéficier de mesures de protection pour assurer leur survie. Au total, plus d'une quarantaine de ces espèces en situation précaire ont été identifiées sur notre territoire et nécessitent l'intégration de mesures de protection.

Les « Habitats Fauniques Essentiels »

Certains habitats fauniques sont définis comme « essentiels » par leur importance majeure pour la faune, leur superficie décroissante ou leur vulnérabilité face aux activités humaines. On trouve sur notre territoire trois types d'habitats fauniques essentiels, soit : des aires de concentration d'oiseaux aquatiques, des aires de confinement du cerf de Virginie et des habitats du rat musqué. Au total, une trentaine de ces habitats ont été identifiés sur notre territoire et nécessitent l'intégration de mesures de protection.

Les « Habitats Fauniques Aquatiques »

Ces habitats sont des frayères et des aires d'alevinage pour les espèces de poissons tels quel l'omble de fontaine, le doré jaune, le grand corégone, l'achigan à petite bouche, le maskinongé, la perchaude ou le grand brochet. Au total, près de 150 sites ont été identifiés entre 1985 et 2000 sur notre territoire. En vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement et de la Loi fédérale sur les pêches, certaines modalités s'appliquent pour protéger ces milieux. Il apparaît cependant évident que cette réglementation n'est pas toujours respectée à la lettre par les propriétaires de lots boisés et que certaines interventions menacent la survie d'espèces aquatiques.

Les « Milieux Humides »

Les milieux humides sont des sites très riches associés à une grande biodiversité. La végétation et les organismes microscopiques qui y vivent jouent un rôle crucial de filtre pour les agents polluants. Aussi, la végétation propre à ces milieux contribue à diminuer les risques d'érosion en ralentissant le débit des eaux. Il est important de protéger les milieux humides puisqu'ils favorisent l'établissement de plusieurs espèces végétales et animales qui ne pourraient se reproduire, se nourrir ou survivre en d'autres milieux.